L’adoption des ERP en mode cloud a pris plus de temps que pour d’autres types de
logiciel (CRM, SIRH…), du fait du caractère stratégique des ERP et des réticences des
entreprises de voir leurs données transiter ou stockées à l’extérieur. Mais la tendance
est désormais positive, les logiciels de gestion en mode cloud étant de plus en plus
diffusés.

Les premières applications cloud sont apparues dans les années 90 mais leur diffusion a surtout commencé pendant les années 2000 quand les connections internet sont devenus plus performantes. La définition exacte du cloud computing est “l’exploitation de la puissance de calcul ou de stockage de serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau, généralement internet.”
Mais quelles sont les spécificités du cloud par rapport aux solutions on-premise (sur site) ?

Des modalités d’installation et d’accès différentes

La particularité des logiciels cloud est qu’ils sont hébergés en dehors des entreprises, sur les serveurs des éditeurs ou sur ceux d’entreprises spécialisées comme OVH, Amazon ou Microsoft avec leurs services respectifs AWS et Azure, pour citer les plus connus.
Les utilisateurs accèdent alors au logiciel à distance à travers leur navigateur web.
A noter que le terme de SaaS est également cité assez fréquemment. SaaS (software as a service) signifie logiciel en tant que service. Les termes de logiciels cloud ou SaaS sont souvent utilisés, même si pour être exact le cloud computing en lui-même englobe le SaaS et d’autres services comme le IaaS (infrastructure as a service) ou PaaS (plateform as a service).

On distingue donc les logiciels cloud aux logiciels on-premise, qui sont installés sur les propres serveurs et postes de travail de l’entreprise.
Il existe également une approche hybride qui consiste à héberger le logiciel au sein de son entreprise sur ses propres serveurs, sans l’installer sur chaque ordinateur, les utilisateurs y accédant par leur navigateur comme pour un logiciel cloud.
Il faut noter qu’une troisième voie hybride existe également : le logiciel est hébergé sur les serveurs de l’entreprise mais est accessible par le navigateur internet sans être installé sur tous les postes de travail.

Différents modes de facturation

Les logiciels cloud ont un mode de facturation qui diffère des logiciels on-premise.

Le terme SaaS met en avant l’aspect service du logiciel qui se consomme désormais comme un service comme un autre, avec la notion d’abonnement. Vous payez alors de façon mensuelle ou annuelle, avec souvent la possibilité d’arrêter l’abonnement facilement, au moment voulu.

On peut néanmoins nuancer ce point en précisant que cela va également dépendre du type de logiciel utilisé. S’il s’agit d’une application vitale pour le fonctionnement de l’entreprise commun un ERP, l’arrêt d’un abonnement demande une certaine anticipation et préparation afin de ne pas se retrouver du jour au lendemain sans solution opérationnelle.

En ce qui concerne les solutions on-premise, l’intégralité du prix de la licence du logiciel est payée dès le départ, pour une utilisation “permanente”, hors coûts récurrents pour les services comme le support, les formations… et d’éventuels développements spécifiques pouvant intervenir plus tard.

Une gestion de la maintenance et des mises à jour différente

Sur un logiciel classique installé sur site, la maintenance doit être faite sur place, et les mises à jour sur chaque poste de travail, et peut mobiliser des équipes en interne.

L’approche est différente sur un logiciel cloud, l’éditeur gèrant toutes ces problématiques à distance. Les mises à niveau et correctifs sont toutes gérées dans le cloud, le client n’ayant donc aucune action à réaliser.

Dans des prochains articles de blog, nous ferons le point sur les différents types de cloud et sur les avantages de choisir une solution cloud.